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Besoin d’argent frais ou de renforcer les structures financières ? Et si les entreprises
augmentaient leurs fonds propres en ouvrant leur capital ? L’initiative est peu usitée
en raison de freins psychologiques encore tangibles. Les choses risquent de changer
avec le succès du Fonds Stratégique d’Investissement qui lève le voile sur cette solution
pleine de bon sens.
Le FSI : une réponse aux
besoins en fonds propres
« Les entreprises françaises ont besoin
d’investisseurs stables, (…) elles ont
besoin d’investisseurs intéressés à ce que
l’entreprise vaudra dans cinq ans ou
dans dix ans et pas simplement dans
deux mois. » Lors de son discours
prononcé à Montrichard fin 2008,
Nicolas Sarkozy apportait une
réponse concrète aux besoins en
fonds propres des entreprises en
annonçant la création du Fonds
Stratégique d’Investissement (FSI).
Le FSI s’adresse aux entreprises
porteuses de croissance et de compétitivité
pour l’économie française. Il
entre en minoritaire dans le capital
des entreprises, les accompagne dans
le moyen-long terme et prépare la
future composition de l’actionnariat
pour préparer sa sortie.
Le FSI est doté
d’une enveloppe de 20 milliards
d’euros en fonds propres, dont 14
sous forme de participations et 6 en
numéraire. Enfin, le FSI est une filiale
de la Caisse des dépôts, structure qui
devient tête de guichet du dispositif :
elle en détient 51%, le reste revenant
à l’Etat.
En 18 mois, le FSI a déjà débloqué plus
de 1,5 milliards d’euros et a investi
dans des entreprises aussi bien industrielles
que de services. Une nouvelle
entreprise est financée chaque jour
ouvrable. Durant ces 18 mois, la crise
est venue fragiliser le tissu économique.
Pour répondre plus précisément
à cette conjoncture, le FSI a créé
le programme FSI-PME en octobre
2009. Avec 1 milliard d’euros de
capitaux disponibles, les fonds
permettent de renforcer les structures
financières d’entreprises en difficultés.
Ces investissements se font en direct
ou bien en partenariat avec des investisseurs
privés.
Les outils déjà en place
ont été renforcés et une plateforme
d’orientation régionale permet de
traiter les demandes de renforcement
de fonds propres émanant de PME
viables et porteuses de croissance.
A ce jour, la moitié des dossiers
provient de l’initiative des entreprises.
Le FSI étudie les dossiers dans
l’ensemble des secteurs d’activité.
Le FSI et Mécachrome
Le 17 décembre dernier est un jour à
marquer d’une pierre blanche pour
Mécachrome, société franco-canadienne
dont le siège est installé à Tours et qui
fabrique des composants destinés aux
industries de l’aéronautique et de
l’automobile. Après un an de réorganisation
et de restructuration financière,
ce jour-là, Mécachrome annonce
être sortie de la protection de la loi
de sauvegarde en France et de son
équivalent au Canada. Parmi les
leviers utilisés, le FSI. D’un montant
de 15 millions d’euros, le Fonds a été
l’un des outils qui a permis à l’entreprise
d’assainir sa situation financière.
Mécachrome peut aujourd’hui
redémarrer l’aventure industrielle sur
la base d’un bilan solide et d’une
structure de coût allégée. Et, comme
le souligne Gilles Michel, Directeur
Général du FSI, « la société pourra
compter sur le soutien actif de ses
actionnaires qui ont une vision
commune de long terme.»
Plus d’infos sur www.fonds-fsi.fr
Ouvrir son capital,
c’est s’enrichir
Aujourd’hui, les entreprises ont besoin
d’argent frais. Les années 2008 et 2009
ont laissé des trésoreries exsangues,
et en 2010 cette situation risque de ne
pas s’arranger. Le besoin en fonds de
roulement est vital et il ne peut être
financé par emprunt. Par ailleurs, le
manque de fonds propres est la
deuxième cause de fermeture d’une
société, juste après les impayés.
L’ouverture de son capital est une
réponse idoine. Tout d’abord, le
Conseil d’Administration des entreprises
est bien souvent sclérosé : faire
intervenir une personne extérieure
permet de s’enrichir de son savoir et
de ses compétences. Ensuite, plus le
niveau en fonds propres est élevé, plus
l’entreprise va accroître sa capacité
d’endettement.
Elle pourra plus facilement
solliciter les banques et mêmes
les aides publiques. Enfin, n’oublions
pas que c’est un mariage : l’investisseur
est là pour soutenir l’entreprise,
ne serait-ce que dans le but de sauver
sa mise. Il fera tout pour diminuer ainsi
la vulnérabilité de l’entreprise.
L’outil OSEO capital PME
Vous cherchez à ouvrir votre capital
ou vous voulez trouver des capitaux
pour la création de votre entreprise ?
OSEO vient de mettre en ligne un site
de mise en relation avec des investisseurs,
particuliers ou professionnels.
Cet outil complète une large
panoplie visant à inciter l’apport en
fonds propres dans les entreprises,
et notamment de la part de celles
redevables de l’ISF. Comme le souligne
François Drouin, PDG d’OSEO, « renforcer
les fonds propres des entreprises, c’est
leur donner les moyens d’investir,
d’innover, d’aller à l’international. »
Grâce à ce site, 20 millions d’euros ont
déjà été levés.
www.capitalpme.oseo.fr
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