Alain Petibon
Partner jouet Tours
 

Père Noël
toute l’année

Partner Jouet n’a pas mis tous ses jouets dans la même hotte : le groupe, composé de six plate-formes, respectivement à Avignon, Bourg-en-Bresse, Clermont-Ferrand, Montauban, Reims et Tours, distribue pour un tiers les magasins de détail, pour un autre les collectivités (type comités d’entreprise), et pour le troisième la grande distribution. Bien qu’implantée nationalement en réseau, la société qui compte 300 personnes, dont 80 à Tours, tient à son image régionale de proximité. Chaque plate-forme est autonome pour sa gestion et ses achats. “Pour l’anecdote, celle de Tours a pour spécificité de disposer d’un choix très vaste de petites voitures qui s’explique par la passion que je leur porte”, explique Alain Petibon, l’oeil pétillant. “Reste qu’on sélectionne la majorité des produits en fonction du plan média”. Dépendre dans ses choix du nombre de spots publicitaires qui passent à la télévision n’exclut pas la prise d’initiatives. Partner jouet a créé le “club Sajou” pour ses clients détaillants : “En y adhérant ils profitent des prix d’achats groupés et bénéficient de formation sur les produits” argumente le directeur de Tours. La société grossiste a également joué la carte internet en devenant plate-forme de distribution du site de jeux et de jouets AbCool, dont la partie marchande propose 1500 références.

“Si l’avenir c’est Internet...

...on le prépare, en ayant déjà un pied dedans” assure Alain Petibon. “En tant que fournisseur du site, nous nous sommes engagés à assurer une livraison à 100 %, ce qui suppose de ne jamais être en rupture de stock”. Et donc de disposer de place suffisante en fonction de l’évolution de la demande. Cette condition sine qua non ne peut être satisfaite à St Avertin, lieu d’implantation actuelle de Partner Jouet. Aussi la plate-forme de Tours devrait-elle s’implanter dans la zone de Tauxigny sur un terrain de trois hectares. Le projet n’avance pas aussi vite que prévu : on n’est pas toujours maître du jeu !

Julie Chevallier
La Modiste - Chapellerie Brun
 

Une griffe
sur commande

Depuis septembre 1998, un vent de création souffle dans le cadre chic et rétro de la chapellerie Brun, place du Grand-Marché à Tours. Parmi les feutres aux classiques harmonies de gris, beige et noir, les canotiers printaniers et autres panamas, des formes audacieuses, fleurs de tulles, oiseaux multicolores aux ailes pour capelines, bibis aux voilettes mutines et serre-tête pailleté pour grand soir envahissent la boutique, ouverte en 1902. La responsable de ce coup de fraîcheur, c’est Julie Chevallier, une jeune modiste de 27 ans. Elle succède à six générations de chapeliers avec l’ambition d’assurer le renouveau de la maison tout en poursuivant le négoce classique : vente de chapeaux tout faits pour la femme, l’homme et l’enfant. Un commerce de qualité qui a fait la réputation de la chapellerie Brun, par-delà Tours et sa région puisque l’on vient de Poitiers, d’Orléans et de plus loin encore pour choisir un couvre-chef digne de ce nom. Mais en plus, elle propose ses créations et des chapeaux sur commande et sur-mesure, un service qui n’existait pas auparavant et qui nécessite, en plus du savoir-faire et d’un talent certain, de l’écoute, de l’observation et une bonne dose d’humour... “On m’a un jour demandé si je pouvais réaliser un chapeau de pluie pour un chien !” s’amuse-t-elle encore. Non, La Modiste ne crée que pour son maître... et affirme que tout le monde peut porter un chapeau. “Il n’existe pas de tête à chapeau. C’est une question de modèle : la forme et quelquefois la matière peuvent révéler un visage aussi bien qu’une coupe de cheveux.”

Le chapeau redevient à la mode

Si Julie travaille à la tête du client ce n’est pas pour se payer sa tête : compter de 500 à 2 000 francs pour s’offrir une pièce unique et un accessoire qui revient à la mode. “Depuis deux ou trois ans, les mannequins, hommes et femmes, portent des chapeaux durant les défilés. Cela commence enfin à descendre dans la rue” remarque avec bonheur la créatrice. Cette tendance a conforté la jeune femme dans la décision de reprendre ce commerce au charme désuet dans la ville où elle est née. Armée d’un CAP Chapellerie et Mode, et riche d’une expérience de modiste de six ans chez “Tête à Tête”, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, Julie Chevallier s’est lancée dans l’aventure, entraînant sa mère pour la seconder dans la gestion de la maison. C’est bien une nouvelle dynastie, entre famille et esprit d’entreprise, qui prend en main le devenir de la presque centenaire Chapellerie Brun.
Contact : 02 47 38 69 26