| Chez eux, ce nest pas la zone ! | |
|
Exemple
à suivre |
|
| Signalétique, gestion des DIB, Pôle Nord Industries se distingue en matière dorganisation collective de zone industrielle. Linitiative a dépassé le stade de la réflexion et entre maintenant dans sa phase opérationnelle. Un exemple à suivre ! | |
Avec la signalétique, un deuxième axe, plus difficile à concrétiser, avait été choisi par lassociation : la gestion collective des déchets industriels banals (DIB), dans le but doptimiser le budget déchets des entreprises et den réduire le coût par une approche commune. Rappelons que les DIB sont aux entreprises (industries, commerces, services, artisans) ce que les ordures ménagères sont aux particuliers. Ils sont constitués de bois, papier, carton, plastique, verre, caoutchouc, cuir ou matière organique. Le vrai souci de notre zone, cest le bois, le carton et le papier. Lensemble constitue 70% des déchets, souligne Bernard Bolze. |
|
|
Sensibiliser
au coût et à lenvironnement |
|
|
Nous avons sensibilisé les cinquante-cinq entreprises adhérentes à ce que leur coûtait le traitement des déchets. Beaucoup qui, comme moi ne sétaient jamais livrés à ce calcul, ont été frappés du montant de la facture, raconte Bernard Bolze. Et ainsi, ont compris lintérêt économique présenté par une gestion collective des déchets, dont par ailleurs le coût délimination nira quen quaugmentant. Lenvironnement est lautre argument de poids en faveur dune action collective, malgré une prise de conscience moins immédiate : Aujourdhui de nombreuses entreprises nont pas le sentiment de porter atteinte à lenvironnement. Elles connaissent souvent mal la nature et la quantité de déchets quelles génèrent ainsi que leurs obligations réglementaires, remarque Sylvain Masiero, directeur de Solen, bureau détudes en environnement. En effet, les entreprises nont plus que deux ans devant elles avant la mise en application de la nouvelle réglementation : Mieux vaut prendre les devants, estime Armand Blottin, res-ponsable de la communi-cation chez STMicroelectronics, groupe modèle en matière de traitement et de valorisation de ses déchets. Et puis, on ne perd rien à accroître lattractivité de la zone industrielle. |
|
|
Une opération
pilote |
|
|
Pour mémoire, la loi de juillet 1992 interdit, à partir de 2002, lenfouissement pur et simple des déchets dans les décharges, à lexception de leur part non valorisable. En outre, beaucoup dentreprises ignorent quelles sont responsables de leurs déchets, y compris après sen être séparé, insiste Armand Blottin. Compte-tenu du caractère composite des entreprises adhérentes à Pôle Nord Industries, la poursuite du projet sest vite avérée complexe : Une fois achevée la phase de sensibilisation, il nous est apparu que nous nirions pas plus loin sans une aide extérieure. De toutes façons, nous manquions de temps et de compétences ! , reconnaît Bernard Bolze. Aussi lassociation a-t-elle fait appel aux services dun bureau détudes en environnement et gestion collective des déchets, qui a déjà lexpérience dune action similaire menée en Haute-Normandie. Son rôle consiste à établir un diagnostic au cas par cas, auprès des entreprises partenaires de lopération, à dégager ensuite les besoins collectifs des entreprises, et à proposer enfin différentes hypothèses dorganisation. En région Centre, linitiative originale de Pôle Nord Industries est devenue opération pilote. Elle bénéficie, à ce titre, du soutien financier de lAdeme (agence de lenvironnement et de la maîtrise de lénergie) et de la Drire (direction régionale de lindustrie, de la recherche et de lenvironnement). Reste à transformer lessai de cette action collective. Lexemple de Dieppe, dans la zone industrielle de Rouxmesnil-Bouteilles, est encourageant. Les dix-huit entreprises participantes, épaulées et conseillées par le même bureau détudes quà Tours, sont parvenues à une solution de co-ramassage sélectif des déchets. Elles se disent satisfaites de lopération qui leur a permis de se représenter clairement leur production de déchets et daméliorer leur gestion. Et puis - ce qui ne gâte rien - les échanges entre industriels sen sont trouvés favorisés. Anne-Christine BECARD |
|
|
TEMOIGNAGE
Un effet déclenchant ! |
|
Lensemble représente un investissement très lourd de plusieurs millions de francs, construction et matériel compris. Mais jy crois ! Rendez-vous en 2001. |